Les Jeunes Populaires de la région passent à l’offensive. Après la distribution de tracts anti-Guérini fin 2011, un clip, du même acabit, vient tout juste d’être diffusé sur dailymotion.
Stigmatisation d’un « système Guérini », une équipe assimilée à « une bande », une famille dit « una familia », le tout sur la musique du Parain… Vous êtes bien à Marseille, et les Jeunes Pop font ici délibérément dans la caricature. La vidéo, mise en ligne le 03 février, s’en prend aux membres du PS local. Elle dénonce leurs liens avec Jean-Noël Guérini, mis en examen pour « association de malfaiteurs en vue de réaliser un trafic d’influence ».
Les soutiens affichés des élus marseillais font désordre dans la campagne. Pour les jeunes UMP, ces vidéos sont des preuves irréfutables de leur implication dans ce système. Des preuves, qui parleraient d’elles-mêmes : « on n’a rien inventé, on n’a pas fait de montage, c’est leur dires respectifs » se défends Fabrice Durand, responsable des Jeunes Populaires 13, devant la caméra de France 3 Provence-Alpes.
Des soutiens moins coopératifs en 2011
Le hic, c’est que les images en questions datent de bien avant la mise en examen de Jean-Noël Guérini, en septembre 2011. Et depuis que l’affaire à éclaté, le Président du Conseil Général des Bouches-du-Rhône a moins la cote chez ses amis du PS.
Marie-Arlette Carlotti, en tête, s’en est détaché dès sa mise en examen. La conseillère générale demande sa démission pour éviter de « mettre en danger le parti et l’institution ». Elle a par ailleurs boycotté ses vœux à la presse le 13 janvier dernier.
Du coté d’Eugène Caselli, Président de la MPM, l’heure est au conflit. Depuis quelques années, c’est la guerre froide entre les deux hommes, qui se chamaillent autour du financement des projets de MPM. Pas de rapport direct avec la condamnation de Jean-Noël Guérini, mais difficile de parler soutien inconditionnel.
Même attitude pour Patrick Mennucci, maire des 1er et 7e arrondissements de Marseille, très remonté contre le Président du Conseil Général. Mennucci dénonce, sans ambigüité, ce qu’il appelle un « système de pouvoir personnel ».
Tous les pontes du PS local y passent. François Hollande n’est pas épargné, accusé, en tant que Premier secrétaire du parti, d’avoir laissé perdurer ce système. Une affirmation qui n’en reste pas moins vraie. Le PS, sans véritable moyen de contrainte sur Jean-Noël Guérini, n’a pu que prendre acte de son refus de démissionner.


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